Rappel des faits
Au cours d’un exercice la société TSVI a pris en crédit-bail (durée : 3 ans) des camions destinés à la location. Le montant du premier loyer mensuel versé au crédit-bailleur représentait jusqu’à un tiers du montant total des loyers, la valeur résiduelle en fin de contrat étant d’environ 2 % du prix d’achat.
L’administration fiscale a estimé que le premier loyer versé devait être regardé comme une avance sur loyer futur et l’a réparti sur la durée totale des contrats concernés.
Le conseil d’Etat juge pour sa part que l’administration se borne à une affirmation générale qui n’est étayée d’aucun élément concret de nature à combattre la présomption que l’inégalité des loyers prévue aux contrats reflète l’inégalité de la valeur des prestations fournies à la société TSVI, laquelle est fonction de l’obligation qui pèse sur le prestataire et de l’avantage économique retiré par le preneur.