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Juridique
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Entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) : parution de la loi |
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Juridique
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29-06-2010 |
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L'entrepreneur individuel peut désormais protéger ses biens personnels des créanciers professionnels en déterminant un patrimoine d'affectation. L'entrée en vigueur de ce texte est subordonnée à la publication d'une ordonnance dans un délai de 6 mois à compter de la publication de la loi et de décrets d'application.
Pour en savoir plus, vous pourrez retrouver notre article dans le magazine DocPratic à paraître le 28 juin.
Loi n° 2010-658, 15 juin 2010, JORF du 16 juin 2010
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Précisions apportées sur le régime de l'auto-entrepreneur |
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Juridique
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17-05-2010 |
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Une personne bénéficiant d'un plan de surendettement de la Banque de France pour ses dettes personnelles peut elle devenir auto-entrepreneur ? Le secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat et des PME répond par l'affirmative à condition que l'auto-entrepreneur puisse continuer les remboursements prévus dans son plan.
Le secrétaire d'Etat précise également que l'auto-entrepreneur est un entrepreneur individuel bénéficiant d'un régime fiscal et social simplifié. A ce titre, en cas de difficultés économiques, il est soumis aux procédures prévues dans le Code de commerce relatives au mandat ad hoc, à la conciliation, à la sauvegarde et au redressement et liquidation judiciaire. Il n'est donc plus concerné par la procédure de surendettement des particuliers prévu à l'article L. 333-3 du Code de la consommation.
Réponse ministérielle Salles, JOAN du 6 avril 2010, question n° 62294
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Changement d'activité non autorisé : résiliation du bail aux torts du locataire |
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Juridique
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17-05-2010 |
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Un locataire d'un bail commercial avait changé d'activité et cela sans autorisation du propriétaire. La Cour de cassation a confirmé la position de la Cour d'appel qui estime qu'il y a changement total de destination des lieux et donc déspécialisation plénière nécessitant l'accord du bailleur. L'activité de restauration ne constitue pas, selon les juges, une activité connexe ou complémentaire à celle de bar-dancing.
Cette déspécialisation plénière intervenue sans autorisation préalable du propriétaire et nonobstant une mise en demeure délivrée au locataire, constitue un manquement grave aux clauses du bail. Cela justifie la résiliation du contrat de bail aux torts du preneur.
Cour de cassation, 3ème Chambre civile, arrêt du 23 mars 2010, n° 09-13441
www.legifrance.gouv.fr
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L'EIRL, le nouveau statut pour les entrepreneurs individuels |
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Juridique
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05-05-2010 |
Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme, des Services et de la consommation et Joseph Zorgniotti, Président du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts‐Comptables, dont les membres accompagnent au quotidien plus de 2 millions d’entreprises, ont souhaité s’associer pour la création du site www.infoeirl.fr , dédié au projet de nouveau statut pour les entrepreneurs individuels.
Développé par le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts‐comptables avec le concours de la DGCIS, le site permet de comprendre l’essentiel de ce nouveau statut dont l’objectif est de protéger le patrimoine personnel du dirigeant : l’EIRL pourquoi, pour qui, quand et comment ? Il permet également de retrouver les textes et discours officiels. Il s’enrichira prochainement d’un outil de simulation fiscal et social.
L’EIRL s’adressera, dès le 1er janvier 2011, aux créateurs d’entreprise mais également aux 1.5 million de commerçants, artisans et professions libérales. En quelques clics seulement, chaque entrepreneur individuel pourra comprendre le nouveau cadre juridique et fiscal dont il pourra bénéficier.
Extrait du communiqué de presse, de l'orde des expert-comptable, du 3 mai 2010.
Voir le site officiel de l'EIRL
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Attribution de nouvelles missions aux centres de formalités des entreprises |
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Juridique
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15-03-2010 |
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Le décret (n°2010-210) du 1er mars 2010 vient de modifier certaines dispositions du Code de commerce, afin de permettre au Centre de formalité des entreprises (CFE) de recevoir, outre les déclarations relatives à la création, aux modifications de la situation ou à la cessation d'activité des entreprises, les dossiers de demandes concernant les autorisations que l'entreprise doit obtenir pour l'accès à certaines activités et leur exercice (ex : la carte professionnelle d'agent immobilier ou la
déclaration d'ouverture auprès des services vétérinaires pour une boulangerie).
Le déclarant conserve néanmoins la possibilité de déposer directement auprès des autorités compétentes ces demandes d'autorisation. Ce texte donne également au déclarant la possibilité d'accomplir l'ensemble de ces formalités par voie électronique, via le site guichet-entreprises.fr ouvert depuis janvier dernier.
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Un délai de rétractation n'est pas applicable à une personne morale |
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Juridique
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01-02-2010 |
Le secrétaire d'Etat chargé du commerce est interrogé pour savoir si le législateur envisage d'instaurer un délai de rétractation en faveur des personnes morales qui signent des actes conclus à la suite d'un démarchage. En effet, le Code de la consommation protège le consommateur sollicité lors d'un démarchage à domicile puisqu'il dispose notamment d'un délai de rétractation de sept jours. Le secrétaire d'Etat répond que la protection offerte par le Code de la consommation ne s'applique qu'aux personnes physiques. Les personnes morales ne se trouvent pas dans la même situation que les consommateurs lorsqu'elles font l'objet de démarchage dans la mesure où elles contractent dans le cadre de leur statut ou de leur objet social.
Réponse ministérielle Marcel, JOAN du 5 janvier 2010, Question n° 62562
www.questions.assemblee-nationale.fr
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Gare à la rupture d'une relation commerciale établie ! |
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Juridique
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14-12-2009 |
Cassation commerciale, 15 septembre 2009, n° 08-19200
Une entreprise ne peut pas mettre fin en toute liberté et du jour au lendemain à une relation commerciale établie de longue date avec un fournisseur, un distributeur ou tout autre partenaire économique. Car une rupture trop brutale peut être sanctionnée par les tribunaux et donner lieu au paiement de dommages-intérêts au profit de celui qui en est victime.
Rappel : l'entreprise qui souhaite mettre un terme à une relation commerciale établie doit envoyer, par écrit, à son partenaire un préavis suffisamment à l'avance. La durée de ce préavis peut être fixée par un accord interprofessionnel (ou un arrêté ministériel) propre à son secteur d'activité. À défaut, il lui revient d'apprécier elle-même la juste durée du préavis qu'elle entend donner à son interlocuteur pour faire face à la perte de son marché, en tenant compte notamment de l'ancienneté de leur relation et de l'état de dépendance économique dans lequel il se trouve.
Pour déterminer si une relation commerciale est « établie », les juges prennent en compte différents critères tels que la durée de la relation entre les partenaires, la continuité et la stabilité de celle-ci ou encore l'importance du chiffre d'affaires réalisé dans ce cadre.
Sachant qu'une relation d'affaires « établie » peut résulter d'un contrat à durée indéterminée, mais aussi de la succession de contrats à durée déterminée. D'ailleurs, la Cour de cassation vient de juger qu'une succession de contrats ponctuels peut suffire à caractériser une relation établie.
Illustration : en contrepartie du paiement de diverses sommes, l'organisateur d'un salon professionnel fournissait aux exposants la réservation d'un stand, un pack comportant des services de communication, des services internet à l'année, des prestations promotionnelles telles que la fourniture de cartes d'invitation ainsi qu'une assurance. Ce salon ne se tenant que quelques jours par an, les relations entre les parties ne pouvaient pas se poursuivre en dehors de cette période (hormis les services internet assurés toute l'année). Ces prestations ont été fournies à un négociant en vins chaque année pendant 13 ans, lequel, à l'instar de beaucoup d'autres exposants, avait fondé sa stratégie commerciale sur cet événement majeur.
Ayant décidé de réserver ce salon aux seuls producteurs négociants, caves coopératives et importateurs de vins, l'organisateur avait informé ce négociant, 8 mois avant l'édition suivante, qu'il ne pourrait pas y participer. Ce dernier avait alors agi en justice contre l'organisateur pour rupture d'une relation commerciale établie. Et les juges, compte tenu de la régularité, du caractère significatif et de la stabilité de la relation commerciale entretenue entre les parties, lui ont donné gain de cause et condamné l'organisateur au paiement de dommages-intérêts.
Article du 21/10/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
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De nouvelles dérogations dans la fixation des délais de paiement |
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Juridique
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16-11-2009 |
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Depuis le 1er janvier 2009, le délai convenu entre entreprises pour régler les sommes dues ne peut désormais dépasser 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d'émission de la facture (article L. 411-6 du Code de commerce). Cependant, des accords interprofessionnels dérogatoires peuvent, temporairement, opter pour un délai de paiement supérieur au délai légal. Ces accords doivent, toutefois, être approuvés par décret pris après avis de l'Autorité de la concurrence.
Plusieurs accords dérogatoires viennent d'être reconnus comme satisfaisants aux conditions de validité prévues par la loi, et étendus à l'ensemble des entreprises dont l'activité relève des organisations professionnelles signataires des accords. Il s'agit des secteurs suivants :
- la pisciculture continentale et marine ;
- l'optique lunetterie ;
- les activités manuelles artistiques ;
- les véhicules de loisirs (fournisseurs et clients industriels) ;
- les véhicules de loisirs (constructeurs et distributeurs) ;
- les professionnels de la filière cuir ;
- le nautisme.
Décret n° 2009-1299 du 26 octobre 2009, JORF n° 250 du 28 octobre 2009, page 18165
Décret n° 2009-1278 du 22 octobre 2009, JORF n° 247 du 24 octobre 2009, page 17874
Décrets n° 2009-1331, 2009-1332, 2009-1333, 2009-1334 et 2009-1335 du 28 octobre 2009, JORF n° 252 du 30 octobre 2009, pages 18548 et suivantes
www.legifrance.gouv.fr
(www.inforeg.fr)
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Délais de paiement : de nouveaux accords dérogatoires validés |
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Juridique
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20-10-2009 |
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Depuis le 1er janvier 2009, le délai convenu entre entreprises pour régler les sommes dues ne peut désormais dépasser 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d'émission de la facture (Art. L. 411-6 du Code de commerce). Cependant, des accords interprofessionnels dérogatoires peuvent, temporairement, opter pour un délai de paiement supérieur au délai légal. Ces accords doivent, toutefois, être approuvés par décret pris après avis de l'Autorité de la concurrence.
Plusieurs accords dérogatoires viennent d'être reconnus, par décret du Premier ministre, comme satisfaisants aux conditions de validité prévues par la loi, et étendus à l'ensemble des entreprises dont l'activité relève des organisations professionnelles signataires des accords. Il s'agit des secteurs :
- Produits acier pour la construction ;
- Fabrication des peintures, encres, couleurs et produits assimilés ;
- Tonnellerie (produits bois) ;
- Agrofourniture ;
- Compléments alimentaires.
Décrets n° 2009-1169, n° 2009-1170, n° 2009-1171, n° 2009-1172 du 1er octobre 2009, JORF n° 0229 du 3 octobre 2009, pages 1636 à 1639 ; Décret n° 2009-1174 du 2 octobre 2009, JORF n° 0230 du 4 octobre 2009, page 16111
www.legifrance.gouv.fr
(source Inforeg)
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Le statut d'auto-entrepreneur artisan va évoluer |
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Juridique
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19-10-2009 |
Le secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation dévoile dans deux réponses ministérielles plusieurs ajustements à venir concernant le régime de l'auto-entrepreneur dans le domaine des activités artisanales.
La première évolution porte sur la qualification professionnelle qui fera l'objet d'une attestation lors de la création d'entreprise pour les auto-entrepreneurs artisanaux comme pour les artisans de droit commun. La seconde évolution concerne l'accompagnement des auto-entrepreneurs ayant une activité commerciale à titre principal : ils seront tenus de s'inscrire au répertoire des métiers dès leur déclaration en tant qu'auto-entrepreneur. Cette immatriculation sera gratuite et sans taxe pendant les trois premières années à compter de la création d'activité. Elle ne s'accompagnera d'aucune formalité supplémentaire.
Ces ajustements seront introduits lors de l'examen au Parlement du projet de loi relatif aux réseaux consulaires, au commerce, à l'artisanat et aux services.
Réponse ministérielle Manscour, JOAN du 8 septembre 2009, question n° 54323
Réponse ministérielle Huet, JOAN du 8 septembre 2009, question n° 55433
http://recherche2.assemblee-nationale.fr/questions/questions.jsp
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